****Welcome****

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Welcome.
Ce blog est consacré à mes courts métrages. Je vais tout d'abord vous raconter ma liaison avec le cinéma pour ceux que çà peut intérésser.

Etant petit j'enregistrait tout et n'importe quoi à la télé avec des cassettes enregistrables que ma mère m'achetait (entretien avec un vampire, hooligan (pas le nouveau), le tombeau des lucioles, jumanji, premutos, pulp fiction). C'est à cet âge là (6 ans) que j'ai commencé à aimer les films plus ou moins violents, j'ai bien su distinguer la différence entre réalité et fiction ce qui a permis à mes parents de m'accorder confiance en l'image. Un peu plus tard je me suis tourné vers Eyes Wide Shut, je pense alors que dés l'âge de 8 ans j'en avais vu pas mal et qu'il existait pire. Dés l'apparition des dvd je me suis lancé dans une collection de films gore (braindead, cannibal holocausth, bad taste, evil dead), puis vers les films plus malsains (philosophy of a knife, visitor Q, gummo, slaughtered vomit dolls, la trilogie august underground, les films des actionnistes viennois, nekromantik, les court métrages de nacho cerda) enfin je me suis ouvert à tout films confondus, je me suis lassé de ce genre de film facile et sans grands intérêts, à l'âge de 15 ans alors je me suis ouvert à tout style de films confondus, sauf les comédies française (je ne les dénigres pas mais cela m'ennuie), je les appelles "les films à maman" (je vais bien ne t'en fais pas, je vous trouve très beau, le diable s'habille en prada, absolument fabuleux etc...).
Après avoir acheté les films de mes réalisateurs préférés (Timothy William Burton, David Lynch, Francis Ford Coppola, Darren Arronosfky, Gus Van Sant, Michael Moore, Michel Gondry, Guillermo del Toro, Quentin Tarantino, Baz Lurhman, Stanley Kubrick, Charlie Chaplin, Larry Clark, Michael Haneke, Matthew Barney, Terry Gilliam.) je me suis intéréssé à la naissance du cinéma, j'ai compris alors qu'il ne fallait pas dénigrer ces vieux films (arrivée du train en gare de la ciotat, nosferatu, le cabinet du docteur caligari etc...) noir et blanc muet qui n'intéresse aucun de mes amis, car c'est ici que les effets spéciaux et le cinéma en général a débuté. Progressivement je me suis dirigé vers les films d'art et d'essai alors j'ai découvert ... (BEGOTTEN, philosophy of a knife, 964 pinnochio, gummo, les courts de david lynch, electric dragon 80 000 volts, destricted, squareworld de kenji onishi, subconscious cruelty, la trilogie what is it ?, tetsuo the iron man, avalon, chelsea girl, taxidermie ainsi que les films de Asia Argento). J
J'observe les films différemment, je devient conscient de la manière dont le réalisateur a voulu filmer certaines scène et pourquoi, dans quel but, mais aussi par quelle manière va-t-il agir sur le spectateur inconscient, pour qu'il ressente des émotions. J'en suis à un stade de reflexion sur le cinéma ou je pense que l'image possède beaucoup plus d'importance que le scénario, c'est le scénario qui brosse l'image et non pas l'inverse. J'éspère encore évoluer et avancer dans ma réflexion. J'aimerais à l'heure qu'il est connaître des gens qui partagent la même passion et qui pourrait m'aider dans mes projets futurs. Et je pense que ce blog pourra m'être utile pour progresser avec vos critiques.
Bonne route ^^

# Posté le dimanche 17 février 2008 03:27

Modifié le mardi 21 avril 2009 20:30

****What do you eat ?****

Ce court métrage fut mon premier, le concept possède beaucoup de plus de valeur ici que l'esthétique. Avec du recul je ne consacre plus aucun intérêt à ce "court métrage", je ne le dénigre pas, car c'est là que j'ai appris à réalisé mon premier montage ce qui a pu m'aider à me perfectionner pour Psychobetabuckdown .
La quasi-totalité de ce court est en réalité un emprunt au film Taxidermie.

# Posté le dimanche 17 février 2008 04:22

Modifié le samedi 01 août 2009 05:34

****Les Temps Nouveaux****

Dans ce court-métrage reprenant notre indicible Charlie Chaplin, j'ai appris le rôle d'acteur, et j'ai perfectionné mon montage vidéo et sonore. Ce court critique les temps de nos jours, ou l'homme n'a plus sa place, tout est mécanisé ce qui explique certaines suppression d'emplois. Et que toute cette nouvelle technologie causera la perte de l'homme. Etant fanatique de Chaplin je me suis inspiré de son style visuel et croyez moi il est loin d'être simple, parfois plus complexe que certains films de nos jours tel que les derniers harry potter ou autres, qui sur le plan technique (j'entend bien sans nouvelles technologies) ne valent rien à côté de notre maître du cinéma. Quelques maladresse de jeu m'ont permis de modernisé notre Charlot (le FUCK). Je ne suis pas tellement fier non plus de ce court métrage avec du recul, il sera pour moi un exercice de perfectionnement.

# Posté le dimanche 17 février 2008 04:53

Modifié le samedi 01 août 2009 05:34

****Psychobetabuckdown****

Ma réalisation, repose sur la vidéo. Le corps est ici très présent, comme nous pouvons le constater. Mon travail consiste à définir le corps comme une limite à l'homme, l'enveloppe corporelle nous est sujet à l'enfermement. En effet l'acteur se tire la peau du corps comme si il voulait se l'arracher. Ici on ressent le mal être chez le personnage principale. Peut-être veut il se purifier, se laver comme certains gestes nous le prouve. Chacun y voit ce qu'il veut. Mais le corps est dans tout les cas obstacle à l'homme. Ici le corps illustre les mots, c'est un fait, le corps et la gestuelle, exprime ce que les mots ne peuvent parfois pas exprimer (ref : danse). Le personnage est ici un ermite condamné à rester enfermé dans une cave. Nous pouvons constater alors que l'enfermement agit sur la psychologie, la peur, le noir, le vide, la solitude. L'enfermement rend l'homme 'fou' (ref : film Martyrs). J'introduis alors ici la notion d'espace. Ici l'espace intervient sur l'esprit, qui va intervenir à son tour sur le corps. Ainsi le corps dépend de l'espace, en effet imaginons-nous dans un lieu paradisiaque, l'être humain et forcément détendu et apaisé, et cela se lira sur sa gestuelle, son visage etc.... La destruction du corps est aussi induite par la cigarette, le symbole de la mort à nos jours. Ici je dénonce le fait que même les plus démunis aient accès à cette autodestruction (alors que d'autres choix vitaux peuvent s'offrir à eux).
Au niveau de la technique visuel, je peux affirmer une ombre gigantesque qui dévoile un autre corps en arrière plan. L'ombre peut-être désigné comme un corps immatériel. Mais même celui-ci reste prisonnier de l'espace. Le corps est obstacle à cause de sa matérialité. Imaginons un handicapé qui désire marcher ; nous savons tous que c'est l'esprit qui guide le corps, mais notre volonté et notre désir ne peuvent être accompli sans la motricité dans ce cas présent. Voilà un cas précis du corps obstacle.
Le jeu de lumière appuie la grandeur de l'ombre, donc la grandeur de notre corps immatériel.
Quant à la couleur noire et blanche, elle introduit une ambiance dérangeante.
Ici le corps est nu, ce qui n'indique aucune appartenance sociale. Ainsi je dénonce le jugement physique, qui nous différencie tous les uns des autres. A travers ce travail, le spectateur comprend ce qu'il souhaite : spasmes dus aux drogues, dépression, 'folie', maladie, mal-être intérieur....
Comme nous pouvons le voir, le personnage à l'air désorienté, on ne peut le situer dans sa manière d'agir, d'être, de regarder le spectateur. Il surprend et interroge le spectateur sur sa condition. Il regarde le spectateur d'un air sur de lui, fixement, en dominant le spectateur par son regard appuyé. Son corps présente des convulsions, le spectateur s'interroge sur la cause de cette gestuelle. Par la suite il fume une cigarette avec une gestuelle beaucoup plus 'naturelle' (voir la suite), le spectateur se questionne à nouveau. A la fin le personnage a peur et se blottit, se cache, dans un geste de sécurité, il est vulnérable par rapport au spectateur. Le spectateur est remis en question, il se demande pourquoi le personnage à peur de lui. Tout au long de la vidéo, nous remarquons ainsi un aller retour de la situation entre le personnage et le spectateur. Je désigne ce travail comme interactif, car le spectateur est impliqué, et manipulé. Devant ces images tous les spectateurs ont eu une interaction commune. Il se sont reculé de l'écran par peur et questionnement, puis rapproché par la pitié. L'½il du spectateur se fait juge.
J'ai voulu dénoncer dans ce travail le fait que comme je l'aie cité précédemment, on se juge par notre gestuelle. Lorsque j'ai mis le mot naturel entre guillemet c'est pour dénoncer le fait que personne ne soit naturel, nous avons tous évolué et grandit et appris dans le même monde, les même mots, les même gestes quotidiens, rien n'est propre à nous. Imaginons un enfant qui grandit seul dans un lieu inhabituel sans personne, il va se créer sa propre gestuelle face à son environnement (l'espace influence le corps), et lorsqu'il sera mis dans notre civilisation il sera jugé comme 'fou' et interné par la suite. Tout cela parce qu'il est différent et qu'il n'a pas connu l'influence de l'être humain (ref : aux enfant qui ont grandis avec des animaux).

Ce court représente pour moi un examen final de tout mes acquis. Il est le résultat de la première étape (montage+acteur). Je suis plutôt fier de ce court malgré quelques petis défauts (le caleçon que l'on voit apparaître). Je pense le perfectionner à ce sujet, car il représente pour moi une autosatisfaction et une sorte de point de contrôle dans mon projet professionel, de validation d'une éventuelle "première étape". L'ayant tourné à 3h du matin seul dans ma cave, il me fut difficile d'éviter un risque que connaisse les acteurs et les danseurs. En effet, le fait d'être dans un lieu plutôt froid et morbide (la cave), le fait d'être dans des conditions, dans la peau d'un "ermite" (cheveux sales, quasiment nu, le froid); le fait d'écouter en boucle une musique peu aceuillante, il me fut difficile de résister au rôle. De ce fait j'ai comme transcendé et je me suis oublié, ce malin plaisir peut devenir dangereux si l'on ne possède pas la capacité de sortir de son rôle, en effet il peut être considéré comme une drogue psychologique, je ne sais pas comment expliquer ce phénomène, c'est bien trop innefable. En y revennant, en y repensant, je regrette cette transcendance, cette incarnation, le monde, le coprs, et l'homme peuvent nous permettre bien des choses, mais nous ne les exploitons pas, pourquoi vivre dans un quotidien banal alors que l'on peut vivre des choses sensationnelles, ou notre corps prime sur notre pensée, ou l'on se laisse guider et envahir par ce délir indicible ? Peut-être trop extreme, je ne sais pas encore, mais le dure retour à la réalité, le quotidien bateau qui se répète, l'immobilité, le boulot, la reflexion, la copine, les parents, les études, manger, dormir, n'est pas à mon goût, peut-être qu'un jour je songerais à vivre dans cet autre monde, un monde au delà de ce que l'opinion publique connaît, au delà des moeurs, et de nos habitudes, là ou on prône le changement constant, là ou l'imprévisibilité est de taille à contrôler notre corps....
Bien trop exitant !!!!

Le retour, ...(6h30 du matin) ce fut difficile (lieu chaud, acceuillant, vivant, coloré), certains spasmes et attitudes me controlaient encore. Je me suis fait peur. Je n'ai pas vu le temps passé. J'ai appris par la suite à relativisé en comprenant que je ne pouvais l'expliquer mais qu'il ne me servait à rien de me triturer l'esprit avec cette sorte de transcendance, il fallait avancer et se satisfaire sois-même en ayant compris que le rôle d'acteur est parfois plus difficile qu'on ne le pense. Cette expérience fut un grand pas dans ma vie. Maintenant j'avance en gardant de cette expérience un souvenir très instructif.
Je voulais aussi remercier Andreï Iskanov le réalisateur de Philosophy of a Knife, et le compositeur de la Bande Originale du film, Alexander Shevchenko qui m'ont tout deux permis d'utiliser la bande son du film pour m'en servir pour mon court-métrage, j'éspère le faire honneur, et j'éspère leur faire de la pub, pour le talent qu'ils possèdent.
Ps: je tenais à dire que j'ai filmé avec un appareil photo numérique posé sur une échelle qui lui servait de support, ainsi qu'un lampe de chevet posée au sol pour m'éclairer.


22/05/2009: Ce court métrage sera intégrer dans une chorégraphie réalisée par Marine au lycée du Granier dans l'objet d'un Bac de Danse, je vous donnerais plus de détails, dans quelques semaines.

# Posté le mardi 18 mars 2008 13:32

Modifié le samedi 01 août 2009 05:33